Oyazgur

Sudel

Le Sudel, c’est d’abord un lieu où  nous n’avions pas prévu de passer, encore moins de nous arrêter. IMGP3368Mais fuyant les képis, nous voici à mettre les voiles vers le col d’Amic et à redescendre, petites balises rouges en veilleuse. Fatigue dans les jambes, première journée de marche. Enfin, un chemin à pic sur la droite, une fumée engageante et des éclats de voix en contre-bas. On s’y rue. Quel bien nous en a pris !

 

Après une première part de tarte aux mirabellesIMGP3372 et une visite guidée de ce joli refuge, voilà qu’on nous propose, en contre-bas une suite impériale avec eau courante et vue sur l’immensité de la vallée. Très bien, on prend ! On poursuit même avec un feu ami qu’on nous a laissé, du potage dont aucun randonneur n’oserait rêver, de celui qui pèserait bon les légumes et 1,5 kilo dans le sac. Et on finit de s’enfoncer dans la somnolence avec les tartes aux fraises et aux myrtilles.

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Le gâteau  au chocolat (si si, c’est comme je vous dit, on nous a offert tout ça!) on se le garde pour le lendemain. Et on fait bien : ça monte !!!

D’ailleurs, ça devait également descendre, remonter et remonter encore, histoire de s’endormir la tête dans les étoiles.

 

 

 

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Mais les pieds nous rappellent aux contingences de la réalité et c’est sous la roue protectrice d’un moulin qu’on trouve refuge. On oublie les serpents et autres bêtes qui doivent peupler ce lieu et on garde sous les yeux la rivière qui coule à deux pas et les abeilles. Et dans les mains, des alvéoles aux couleur de pollen pour une ruche en construction.

 

 

 

 

Encore des kilomètres et des kilomètres et il nous faut nous rendre à l’évidence : IMGP3449les lapins sont jolis, les framboises sont bonnes, mais ça ne fera pas cuire les coquillettes de ce soir… le constat s’impose : plus d’eau dans les outres et pas le moindre robinet à l’horizon… S’accrocher aux refuges de la carte et en faire le tour, chaque fois, fouiner. Quelle idée d’avoir oublier nos branches de sourciers !

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On allonge la jambe, encore un peu plus, gagner les kilomètres de demain que l’on fait aujourd’hui. Retour à la rivière  connue… fond de vallée, y retrouver les rires et les tendresses. Reprendre pied avec le quotidien.

 

 

 

Sudel_train

 

 

Rentrer au bercail, enfin. Et garder une courbe, une odeur, une cadence, les enfermer dans chaque boucle du fil pour en faire un talisman.

 

 

 

 

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Cette entrée a été publiée le 17 août 2014 à 15:07 et est classée dans Chaussettes, Couleurs, graphique, Inspirations, Tricot. Bookmarquez ce permalien. Suivre les commentaires de cet article par RSS.

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